Les types de procédures : ouvert, restreint, cotation, gré à gré, AMI
Ce que chaque procédure veut dire, qui peut y répondre, ce qu'elle demande, et les seuils qui la déclenchent dans votre pays.
Édition Cameroun : les règles affichées sont celles de ce pays.Changer de pays
La procédure est la façon dont l'acheteur met les entreprises en concurrence. Elle dit si vous pouvez répondre, ce que vous remettez et le temps dont vous disposez. Le nom exact change d'un pays et d'un bailleur à l'autre, mais les mécanismes sont les mêmes. L'avis ou le dossier d'appel d'offres indique toujours laquelle s'applique.
Appel d'offres ouvert
Ce que c'est. L'acheteur publie un avis, et toute entreprise qui remplit les conditions peut répondre. C'est la règle pour les marchés d'un certain montant et le cas que décrit l'essentiel de ce guide.
National ou international. Un appel d'offres national vise surtout les entreprises du pays et se publie dans le pays. Un appel d'offres international se publie plus largement et suppose une concurrence étrangère. Cela ne vous en exclut pas : une entreprise locale peut y répondre si elle remplit les critères, mais ils sont souvent plus élevés et le dossier peut être en anglais. À l'inverse, un avis national peut rester ouvert aux étrangers, surtout quand un bailleur le finance.
Ce que vous remettez. Les pièces administratives, l'offre technique, l'offre financière et la caution de soumission si elle est demandée.
Le piège. Croire qu'« ouvert » veut dire « accessible à tous ». Le dossier peut exiger un chiffre d'affaires, des références ou du matériel hors de votre portée. Lisez les critères avant de commencer.
Pour une petite entreprise. Regardez d'abord les lots, c'est-à-dire les parties du marché que l'acheteur met en concurrence séparément. Chaque lot s'évalue à part, et vous pouvez souvent répondre à un seul, aux exigences plus modestes. Si vous répondez à plusieurs, le dossier peut exiger que votre capacité couvre leur somme. Sinon, voyez Groupement et sous-traitance.
Appel d'offres restreint et présélection
Ce que c'est. Seules les entreprises invitées par l'acheteur peuvent remettre une offre. Le mot « restreint » recouvre deux situations : soit l'acheteur a d'abord publié un avis de présélection et retenu les candidats qualifiés, soit il invite directement des entreprises qu'il connaît, là où la règle le permet.
Qui peut répondre. À la présélection, toute entreprise intéressée. Ensuite, seulement celles qui ont été retenues.
Ce que vous remettez. D'abord un dossier de qualification, sans prix : situation juridique, chiffres d'affaires, marchés similaires, moyens. Ensuite, si vous êtes retenu, une offre complète.
Le piège. Prendre la présélection à la légère. Si vous n'y êtes pas, vous ne verrez pas passer la suite. Autre piège : la situation déclarée à la présélection doit rester vraie au moment de l'offre, et le dossier peut demander de le confirmer.
Pour une petite entreprise. Répondez aux avis de présélection de votre secteur, même si le marché paraît loin : c'est une façon d'être connu. Si la procédure se fait sans avis public, seule votre réputation auprès de l'acheteur peut vous faire inviter.
Cotation et demande de prix
Ce que c'est. Pour les petits montants, l'acheteur demande des prix à quelques fournisseurs et choisit, le plus souvent, le moins cher qui soit conforme. On parle selon les pays de cotation, de demande de cotation, de demande de prix ou de demande de renseignements et de prix.
Qui peut répondre. Les entreprises consultées et, quand un avis est publié, toutes celles qui remplissent les conditions.
Ce que vous remettez. Un dossier léger : un devis signé, la fiche technique du produit ou de la prestation et quelques pièces administratives. Les conditions de livraison comptent autant que le prix.
Le piège. Les délais sont courts, parfois quelques jours. Sans attestations à jour, vous êtes éliminé avant même de chiffrer. Un devis oublié dans une boîte de réception vaut un refus.
Pour une petite entreprise. C'est souvent la meilleure porte d'entrée : petits montants, peu de formalités et des premières références. Mais on ne reçoit une demande que si l'acheteur vous connaît. Inscrivez-vous sur les listes de fournisseurs quand il y en a, présentez votre activité aux services des achats des acheteurs de votre région, et gardez une offre type avec vos prix à jour pour répondre vite. Chez les agences internationales, l'équivalent est le RFQ : voyez la page Nations Unies.
Gré à gré
Ce que c'est. L'acheteur traite directement avec une entreprise, sans concurrence ou presque. On l'appelle aussi entente directe ou marché négocié selon les pays. C'est l'exception, réservée à des cas définis : urgence réelle, droit exclusif, prestation qu'un seul fournisseur peut assurer. Elle demande le plus souvent une autorisation.
Qui peut répondre. Personne : il n'y a rien à quoi répondre. Vous ne pouvez pas présenter de candidature à un gré à gré.
Ce que vous remettez. Si l'acheteur vous sollicite, une offre et des justificatifs, puis une négociation.
Le piège. L'intermédiaire qui vous propose d'« arranger » un gré à gré contre une commission. C'est de la corruption : vous risquez l'exclusion des marchés publics et des poursuites, et vous n'avez aucune garantie de résultat.
Pour une petite entreprise. Il y a des façons honnêtes d'être pris en considération. Faites connaître vos capacités rares, comme une représentation exclusive, un agrément ou une présence dans une région difficile. Tenez à jour une page d'entreprise claire. Répondez bien aux petites consultations, car un acheteur rappelle les fournisseurs qui ont bien livré. Et un gré à gré attribué à une autre entreprise peut vous ouvrir de la sous-traitance.
Avis à manifestation d'intérêt (AMI)
Ce que c'est. L'acheteur publie un AMI pour repérer des candidats avant de lancer sa consultation. Vous ne soumissionnez pas encore : vous montrez vos références pour être retenu sur une liste. C'est la voie normale pour les consultants, mais il arrive qu'un acheteur l'utilise aussi pour les travaux ou les fournitures.
Qui peut répondre. Tout cabinet, bureau d'études ou consultant qui entre dans le champ de l'avis, seul ou associé si l'avis l'autorise.
Ce que vous remettez. Une lettre, une présentation de l'entreprise et surtout des missions similaires décrites et prouvées : client, objet, période, montant, votre rôle. Pas de prix, et en général pas encore de méthodologie. L'avis dit si des CV sont demandés.
Comment fonctionne la liste restreinte. L'acheteur note les expériences à partir des critères de l'avis et retient les mieux placés, en nombre limité. Eux seuls reçoivent la demande de propositions, où viennent la méthodologie, les experts et le prix. C'est décrit dans Travaux, fournitures, services, prestations intellectuelles.
Le piège. Envoyer une brochure générale. Le lecteur cherche des missions qui ressemblent à celle de l'avis. Présentez d'abord les plus proches, et utilisez les mots de l'avis. Ne joignez pas de prix.
Pour une petite entreprise. Si vos références sont insuffisantes, associez-vous à un cabinet qui a celles qui manquent. Faites-le dès la manifestation d'intérêt, car changer ensuite la composition de l'équipe est souvent encadré.
Appel d'offres en deux étapes
Ce que c'est. Pour un achat complexe, dont l'acheteur ne peut pas encore tout spécifier, il demande d'abord des propositions techniques sans prix, en discute avec les candidats et précise son besoin. Il demande ensuite des offres finales avec prix.
Qui peut répondre. Les entreprises admises à la première étape, à laquelle l'avis invite en général.
Ce que vous remettez. Une proposition technique sans prix, puis une offre technique révisée et une offre financière.
Le piège. Confondre avec les deux enveloppes. Deux enveloppes, c'est une offre technique et une offre financière remises le même jour et ouvertes séparément. Ici, ce sont deux remises à des moments différents. Autre piège : indiquer un prix à la première étape.
Pour une petite entreprise. La procédure est longue et coûteuse, et rarement à votre portée seul. L'accès passe plutôt par un partenariat avec un grand candidat, comme spécialiste ou sous-traitant.
Accord-cadre et marché à commandes
Ce que c'est. L'acheteur choisit un ou plusieurs fournisseurs pour une période donnée, avec des prix ou des conditions fixés d'avance, puis passe commande selon ses besoins. Les noms varient : accord-cadre, marché à commandes, marché de clientèle, ou contrat à long terme chez les organismes internationaux.
Qui peut répondre. Selon la procédure de départ, le plus souvent un appel d'offres. S'il y a plusieurs titulaires, ils sont parfois remis en concurrence à chaque commande.
Ce que vous remettez. Une offre classique, avec des prix unitaires qui vous engagent pendant toute la durée.
Le piège. Lire le montant maximum comme un chiffre d'affaires garanti. L'acheteur peut commander bien moins, et le dossier fixe parfois un minimum, parfois rien. Vérifiez aussi si vos prix peuvent être révisés : un prix bloqué et un coût qui monte, cela se paie sur toute la période.
Pour une petite entreprise. Les commandes régulières sont précieuses, mais elles demandent du stock, une trésorerie et la capacité de livrer vite à chaque commande. Calculez ce que vous pouvez tenir au volume le plus élevé.
Dans votre pays
Voici les procédures de votre pays, sous leurs noms locaux, avec les cas où chacune s'utilise.
Appel d'offres ouvert, national (AONO) ou international
Règle générale : les marchés se passent par appel d'offres (art. 72 à 75). L'avis invite tous les candidats intéressés. L'appel d'offres est national s'il s'adresse aux firmes domiciliées ou ayant leur siège au Cameroun, international sinon (art. 74). L'appel d'offres avec concours (projets d'architecture, d'urbanisme, art. 79 à 82) suit la procédure ouverte avec un jury.[1][2]
Délai minimum : De 25 à 50 jours ouvrables après la publication de l'avis au Journal des Marchés. Le délai peut descendre à 20 jours ouvrables pour les petites prestations ou en cas d'urgence manifeste, et monter à 90 jours pour les appels d'offres internationaux ou les projets complexes (art. 89). Le Code compte en jours ouvrables ; la circulaire de 2022 exclut aussi le samedi.[1][2][4]
Pour vous : C'est la voie normale au-dessus de 50 millions. Vérifiez la date de publication au Journal : un avis publié trop tard est un motif de report de l'ouverture, pas de rejet de votre offre. Les avis nationaux exigent d'être installé au Cameroun et en règle fiscalement.
Appel d'offres restreint (AOR), après pré-qualification
Obligatoire pour les marchés de prestations intellectuelles (études, audits, contrôle, conseil). Possible pour des travaux ou équipements spécifiques de grande importance ou complexes, des fournitures fabriquées sur commande et des services spécialisés. L'acheteur publie d'abord un appel à candidatures, retient au moins trois candidats pré-qualifiés par lot (sinon il passe en appel d'offres ouvert) et publie la liste restreinte avant d'envoyer les invitations (art. 76 et 78).[1][2]
Délai minimum : Pour déposer sa candidature de pré-qualification : de 15 à 21 jours ouvrables (appel d'offres national), de 21 à 30 jours ouvrables (international), ramenés à 10 et 15 jours ouvrables en urgence (art. 77).[1][2]
Pour vous : Si vous ratez l'appel à candidatures, vous ne pourrez pas soumissionner ensuite. Répondez à l'avis de pré-qualification avec vos références, puis attendez la lettre d'invitation. Un recours est possible contre les conditions de pré-qualification, 5 jours ouvrables avant la date limite de candidature et 5 jours ouvrables après la publication de la liste.
Demande de cotation (DC)
Procédure simplifiée pour certaines lettres-commandes (5 à moins de 50 millions de F CFA), quand le candidat n'a pas à proposer de méthodologie et que la conformité se vérifie sans sous-commission d'analyse. Exemples cités : fournitures et consommables, mobilier, outillage, matériel informatique, véhicules légers, entretien courant de bâtiments, débroussaillage et curage, gardiennage, entretien d'espaces verts (art. 112). Elle est ouverte aux entreprises du secteur concerné et aux organismes de la société civile. L'attribution va à l'offre entièrement conforme la moins-disante (art. 113).[1][2]
Délai minimum : Le délai de remise peut être ramené à 20 jours ouvrables pour une demande de cotation (art. 89). L'avis est publié comme celui d'un appel d'offres ouvert (art. 113).[1][2]
Pour vous : Le plus accessible pour une petite entreprise : on remet un prix sur le descriptif de l'acheteur, et le moins-disant conforme gagne. Le dossier administratif reste exigé (quitus fiscal, quitus social...). Un chèque certifié ou chèque de banque peut remplacer la caution bancaire. Les pièces manquantes se régularisent en 48 heures, la caution exceptée.
Marché de gré à gré
Exception, sur autorisation préalable motivée du ministre des Marchés Publics et seulement dans quatre cas : brevet, savoir-faire ou droit exclusif d'un seul opérateur ; remplacement en urgence d'un défaillant ; urgence impérieuse due à la force majeure ; fournitures ou travaux complémentaires non séparables d'un marché déjà attribué par appel d'offres (art. 108 à 111). L'acheteur consulte alors au moins trois sociétés sans publicité, sauf dans le cas du brevet ou du complément.[1][2][4]
Pour vous : Il n'y a pas d'avis à surveiller : l'acheteur invite directement. Seule la décision d'attribution est publiée. Le marché complémentaire ne peut aller qu'au titulaire du marché initial.
Appel à manifestation d'intérêt (AMI)
Sert à pré-qualifier les candidats d'un appel d'offres restreint (art. 76 et 77) et à recruter des consultants individuels : l'acheteur compare les qualifications (diplômes, expérience, connaissance du contexte local) des personnes qui se sont déclarées, classe, puis négocie la méthode et éventuellement les prix avec le premier. Ce recrutement relève du seuil des lettres-commandes (art. 117 et 118).[1][2]
Pour vous : Aucune offre financière à ce stade : on juge votre profil. Préparez un CV à jour et des références documentées. Un bureau d'études dont un associé postule à titre individuel reste soumis aux règles de conflit d'intérêts de sa maison-mère.
Appel d'offres en deux étapes
Quand l'acheteur veut choisir sur des critères de performance et ne peut pas définir lui-même les moyens ni évaluer les solutions. Il faut l'autorisation préalable du ministre lors de la programmation. À la première étape, les candidats remettent une proposition sans prix et peuvent discuter avec l'acheteur. À la seconde, ils remettent une proposition technique définitive avec prix (art. 83 et 84). Un candidat qui se retire récupère sa caution de soumission.[1][2]
Pour vous : Rare. Aucun prix n'est donné à la première étape : mettez votre énergie sur la solution technique et les qualifications. Vous pouvez vous retirer avant l'offre définitive sans perdre votre caution.
Accord-cadre (marché à bons de commande ou à commandes subséquentes)
Pour les fournitures ou services courants et les travaux de maintenance ou de rénovation dont l'acheteur ne connaît pas à l'avance le volume (art. 65 à 67). Durée de trois ans au plus. Avec minimum et maximum, un seul prestataire par lot est retenu après appel d'offres ouvert et les commandes sont émises sans nouvelle concurrence (art. 114). Sans quantité fixée, au moins trois prestataires pré-qualifiés par lot sont mis en concurrence pour chaque marché subséquent (art. 115).[1][2]
Pour vous : Intéressant pour un fournisseur régulier : un seul accord-cadre génère des commandes pendant trois ans. Chiffrez bien vos prix unitaires, car la formule de révision des prix n'existe que si l'accord dure plus de 12 mois et la prévoit.
Le choix de la procédure dépend souvent du montant estimé. Les seuils ci-dessous le fixent quand le code national s'applique. Un bailleur ou un organisme international a les siens.
| Acheteur | Marché | Montant | Effet |
|---|---|---|---|
| Tout acheteur public | Tous | Moins de 5 000 000 F CFA (base fiscale non précisée par le texte) | Bon de commande administratif : l'acheteur achète directement, sans commission de passation. Ces achats sont hors du Code des marchés publics.[1][5] |
| Tout acheteur soumis au Code | Tous | 5 000 000 F CFA au moins et moins de 50 000 000 F CFA (base fiscale non précisée) | Lettre-commande : la commission de passation intervient. L'acheteur peut utiliser la demande de cotation ou un appel d'offres. Le titulaire peut être dispensé du cautionnement définitif, seulement si le dossier le prévoit expressément.[1][2][5][4] |
| Tout acheteur soumis au Code | Tous | 50 000 000 F CFA et plus | Marché proprement dit : appel d'offres par principe (art. 72). À partir de ce montant (cumul des lots, TTC selon la circulaire), l'Observateur Indépendant assiste aux séances de la commission et de la sous-commission d'analyse.[1][4] |
| Maîtres d'ouvrage (cumul des lots) | Travaux | 5 000 000 000 F CFA TTC et plus (travaux routiers) | Le dossier passe aussi par la Commission Centrale de Contrôle des travaux routiers (avis sur le dossier d'appel d'offres et sur l'attribution).[1][5] |
| Maîtres d'ouvrage (cumul des lots) | Travaux | 1 000 000 000 F CFA TTC et plus (autres infrastructures : ouvrages d'art spéciaux, hydraulique, électrification, télécommunications) | Contrôle a priori par la Commission Centrale de Contrôle des autres infrastructures.[1][5] |
| Maîtres d'ouvrage (cumul des lots) | Travaux | 500 000 000 F CFA TTC et plus (bâtiments et équipements collectifs) | Contrôle a priori par la Commission Centrale de Contrôle des bâtiments et équipements collectifs.[1][5] |
| Maîtres d'ouvrage (cumul des lots) | Fournitures | 250 000 000 F CFA TTC et plus (approvisionnements généraux) | Contrôle a priori par la Commission Centrale de Contrôle des approvisionnements généraux.[1][5] |
| Maîtres d'ouvrage (cumul des lots) | Services | 100 000 000 F CFA TTC et plus (services et prestations intellectuelles) | Contrôle a priori par la Commission Centrale de Contrôle des services et prestations intellectuelles.[1][5] |
| Marchés de travaux | Travaux | 100 000 000 F CFA et plus (valeur de l'ouvrage) | Assurance globale de chantier exigée, et paiement du premier décompte conditionné à la preuve des polices. Pour les travaux neufs de ce montant, une assurance décennale peut aussi être demandée.[4] |
| Soumissionnaire qui sous-traite | Tous | Prestation sous-traitée de 10 % ou plus du montant du marché | L'offre doit joindre les documents prouvant la capacité technique et financière du sous-traitant. Au même seuil, l'acheteur peut payer le sous-traitant directement.[1][4] |
| Marchés réservés (si le dossier les réserve) | Tous | Plafonds rapportés par la presse : 15 M F CFA (artisans, très petites entreprises), 30 M (organisations communautaires et de la société civile), 50 M (PME) | L'article 70 du Code permet de réserver certains marchés à ces catégories. Les plafonds viennent d'un arrêté de 2019 que je n'ai pas lu : à vérifier dans le dossier de consultation.[1][14]source non officielle |
Un acheteur n'a pas le droit de découper un besoin en petits achats pour rester sous un seuil et éviter une procédure plus exigeante : c'est le fractionnement. Il ne faut pas le confondre avec les lots, qui sont légitimes et publiés dans un même avis. Si la règle de fractionnement vous semble contournée sur un marché, voyez Contester une décision.
Et ensuite
La procédure dit comment l'acheteur met en concurrence, et le type de marché dit ce que vous devez prouver : voir Travaux, fournitures, services, prestations intellectuelles.
À lire ensuite
- Travaux, fournitures, services, prestations intellectuelles : ce qui changeLe type de marché décide de ce que vous devez prouver et de la façon dont vous serez noté. Ce qu'il faut savoir pour chacun des quatre.
- Lire un avis et un dossier d'appel d'offresQuoi lire d'abord, où se cachent les critères qui vous éliminent, et comment décider en une heure si l'offre vaut le travail.
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